Stress & Prise (ou perte) de Poids : relation émotionnelle à la nourriture ?

Mis à jour : 14 nov. 2020


Même si chacun d’entre nous avons un fonctionnement qui lui est propre, lorsque nous sommes stressés ou vivons des émotions fortes, la plupart avons tendance à compenser en mangeant plus… D’ailleurs, nous sommes généralement attirés plus particulièrement par des aliments « réconfortants », souvent plus gras ou plus sucrés !

Vous êtes-vous déjà demandés pour quelles raisons?

Avant tout, mieux comprendre le mécanisme de la faim:

Pour subvenir quotidiennement à nos besoins en apports énergétiques et caloriques, il est essentiel de nous nourrir. Notre corps nous signale la faim, souvent en gargouillant et nous donnant la sensation d'estomac vide, et il nous incite à nous alimenter. Manger fait progressivement diminuer la sensation de faim ; le rassasiement et la satiété se développent, pendant et une fois le repas terminé. Jusqu'au prochain retour de la faim, signal corporel nous indiquant que le corps a besoin de carburant pour continuer à fonctionner normalement.


Et bien évidemment, si nous mangeons plus que nos besoins nutritionnels, inévitablement, nous favorisons un surplus calorique, son stockage, et l'augmentation de notre Indice de Masse Corporelle (IMC) : nous prenons donc des kilos supplémentaires.



Compensons-nous en mangeant nos émotions?


Pour autant, la faim physiologique et la faim psychologique sont toutes les deux bien différentes. Quand l'une permet au corps de se nourrir en énergie, l'autre reste dans la tête et nous incite à manger, sans faim réelle.


Mais pourquoi manger sans faim alors? Comme si nous avions gardé un ancien schéma d’enfant, celui d’être « consolé » en recevant une douceur sucrée, un aliment « plaisir », pour apaiser son mal ou sa tristesse.

Qui, petit.e, n’a pas reçu une friandise, un biscuit, ou une boisson chaude et sucrée pour faire passer nos larmes ?


Et nous continuons, parfois par habitude en quelques sortes, à apaiser nos émotions, à compenser un état peu agréable en mangeant, plus que pour soulager notre estomac de la faim elle-même. Nous activons par cette action, ce que l’on appelle aujourd’hui les systèmes «récompensants» (produisant endorphines et dopamine) qui provoquent un effet réconfortant.


Mais, la problématique de la prise de poids réside surtout dans la répétition de ce schéma alimentaire : nous mangeons davantage par rapport à nos réels besoins, et de ce fait, sans surprise, nous grossissons...


Saviez-vous, par exemple, que le stress serait la cause de 1/3 des grignotages ?

De nombreuses études soulignent, par leurs données, la corrélation entre le stress et le développement du surpoids et de l’obésité.


Le stress, à l'origine d'une prise de poids?


Ici donc, la physiologie du stress est sans doute essentielle à comprendre pour bien anticiper l’impact de ce dernier sur nos fonctionnements et comportements alimentaires. En comprenant comment notre corps réagit à ces phases de stress, nous nous permettons d’atténuer nos compensations alimentaires. Nous nous accordons la possibilité d'agir dessus, différemment, plus consciemment.


Lorsque nous sommes en situation de stress, notre système nerveux autonome envoie de nombreuse informations à tout le corps. La première réaction de celui-là est de rediriger l’énergie vers le cerveau et les muscles impliqués dans une potentielle action, et d’inhiber les fonctions qui ne sont pas nécessaires à cette dernière, comme la prise alimentaire et la digestion par exemple.


En simultané, certains neurotransmetteurs par leurs rôles et fonctionnements, agissent et interagissent pour rendre au corps son équilibre naturel. Ces informations peuvent également aider à la compréhension de ce lien stress et prise de poids:

- La sérotonine, hormone du bien-être, joue un rôle important dans la stabilité de notre fonctionnement émotionnel. Bien souvent lorsque nous en manquons, des problématiques liées à cette dernière amènent des états anxieux, dépressifs, de l’impulsivité et de l’agressivité. Une carence peut participer à une réaction physiologique et peut amener des compulsions alimentaires, pour que le cerveau produise de la sérotonine.

(Nous pouvons également voir que nous ne nous alimentons pas de la même manière l’été que l’hiver: l’hiver nous avons une alimentation plus riche, sucré, plus « roudoudou », et le manque de lumière participe également à la baisse de ce neurotransmetteur.)

- Puis après une phase de stress, l'adrénaline est sécrétée, préparant à une éventuelle mise en action du corps, et ensuite, c’est le cortisol qui entre en jeu pour nous fournir le carburant nécessaire, en transformant nos graisses en sucre, un énergisant naturel de notre organisme.


Les effets du stress sur le poids :

En règle générale, tous ces mécanismes s’arrêtent quand la situation stressante est passée.

Mais quand le stress devient chronique, le cortisol et l’adrénaline fonctionnent à « plein régime » dans le but de conserver nos capacités énergétiques. L’organisme fait donc des réserves de graisse et de sucre pour répondre aux demandes excessives de cortisol et d’adrénaline. Conséquence ? L’organisme stocke les ressources en énergie, modifie le stockage de l’eau, le ventre gonfle et le tour de taille, surtout chez les femmes, augmente...



Le stress a de multiples effets sur le système digestif :

- il induit des troubles de la digestion,

- il provoque des maux de ventre, des ballonnements, voire aussi des ulcères,

- il peut occasionner des diarrhées et/ou des constipations.

Le stress joue également de son influence sur le sommeil, lui-même très important dans la relation au poids! (voir prochain article à venir!!)



Pour autant, la prise alimentaire supplémentaire pendant ces périodes de stress ne justifie pas toujours cette prise de poids : pour certaines personnes, le stress peut perturber les façons de se nourrir, pouvant devenir irrégulière, ou même couper l’appétit, les pousser à ne rien pourvoir avaler, mais cependant, la prise de poids est tout de même présente... Pour d'autres, au contraire, la perte de poids s'évalue vite... Le métabolisme s’accélère et les calories sont brûlées plus rapidement, engendrant cette fameuse potentielle perte involontaire de poids.

(Il est aussi à souligner que d’autres personnes peuvent ne pas du tout voir changer leurs habitudes alimentaires lors de périodes stressantes. Nous sommes tous différents face à cela.)


A noter, il est important, si vous constatez une perte de poids rapide et involontaire (appelé amaigrissement), d’aller consulter votre médecin, car son origine peut être pathologique!


Des solutions concrète pour arrêter de manger nos émotions et donc ne pas grossir si facilement?

Alors faudrait-il faire un régime ? Ce dernier n'est pas une solution en soi car finalement, il augmente le stress corporel ... Quoi faire alors? Parmi de nombreuses méthodes, la sophrologie peut être une réponse efficace.

Par sa pratique, elle nous permet de comprendre nos propres fonctionnements, de décortiquer les causes et les effets de votre stress, d’anticiper les périodes de crise pour éviter de retomber dans ce système Stress - Prise de poids (ou perte de poids).

Par un travail global, savoir reconnaître la problématique pour mieux agir dessus reste un atout pour mieux vivre notre quotidien, sans nous mettre plus de pression à cause de notre prise de poids. En comprenant les mécanismes en jeu, nous pourrons devenir acteur de notre changement.


Plusieurs axes entrent en compte:

- Savoir réguler son niveau de stress, en ayant des outils pour pouvoir le décharger, l'évacuer et l'éloigner : pratiquer la cohérence cardiaque, entre autre, pour aider à faire tomber le stress à un niveau inférieur et désactiver les schémas réflexes.


- Apprivoiser plus profondément nos besoins et décrypter nos émotions : nous mangeons plus lorsque nous sommes excités ou angoissés, ou nous avons l’appétit coupé. Mais nous apaisons quoi exactement, à travers la nourriture?


- Se reconnecter aux signaux de la faim, sentir les goûts, ressentir les signaux de satiété. Être plus présent à ces moments où l'on mange.

Il parait important de redonner du sens à nos habitudes alimentaires, à rééduquer notre comportement : attendre d’avoir faim pour se mettre à table, déguster plutôt que de se ruer sur nos assiettes, mâcher plus longuement pour ressentir l’effet de satiété...


- Approfondir nos cinq sens, en développant notre conscience à ce que l'on fait, goûte de la vie...


- Déculpabiliser!


Autant d’attitudes essentielles pour réduire les impacts du stress et pouvoir retrouver un poids de forme, qui nous convient.



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Prochainement!!

Suite aux mesures de la crise sanitaire, l'atelier se tiendra en ligne

Mardi 17 Novembre 2020, à 17h00, un atelier en ligne sera proposé, pour partager ensemble sur cette thématique fort intéressante, avec la collaboration de Nathalie Cvetkovic, naturopathe.

Une rencontre d’une heure trente afin de vous partager des informations cruciales pour comprendre votre relation stress et nourriture et pouvoir agir durablement dessus.


Pour en savoir plus, cliquez ici!

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Pour en savoir plus ... :


... D'autres articles concernant ce sujet: - https://www.vd-sophrologie.com/post/reguler-son-stress

-https://www.vd-sophrologie.com/post/5-minutes-pour-chasser-le-stress-et-reguler-les-emotions-envahissantes-la-coherence-cardiaque


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